ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Samedi 07 Février 2026 à 15h Hall Mendes France SAINTES 17100

Association des Sinistrés de la Sécheresse sur les Propriétés Bâties de la Charente-Maritime

presse du 09 février 2026

https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-la-rochelle/maisons-fissurees-en-charente-maritime-le-nombre-de-sinistres-continue-d-augmenter-9531306

L’Association des sinistrés de la sécheresse sur les propriétés bâties de la Charente-Maritime tenait une réunion publique, samedi à Saintes. Une trentaine de nouveaux sinistrés se sont présentés, à la recherche d’une solution pour faire intervenir les assurances dans les coûteux travaux.

Patrice habite au nord-est de Saintes. Dimanche après-midi, à l’espace Pierre Mendès-France, il s’est rendu pour la première fois à une réunion publique de L’Association des sinistrés de la sécheresse sur les propriétés bâties de la Charente-Maritime. « Dans notre maison, on a constaté des fissures qui sont apparues en 2023, après la sécheresse de 2022. Aujourd’hui, on est à la recherche d’informations pour savoir quelles actions on peut mener pour faire réparer la maison et faire intervenir l’assurance. »

Une habitante de la commune de Chermignac est confrontée au même problème. « Cela fait six ans que je fais des demandes auprès de la mairie, pour ma maison qui se fissure. Mais chaque année, la demande de la commune de Chermignac est rejetée. » Pour que l’assurance habitation finance les travaux de réparation, qui dépassent souvent 100 000 euros, une déclaration de catastrophe naturelle à l’échelle de la commune est indispensable. La mairie fait la demande, elle est ensuite étudiée par une commission interministérielle… qui refuse une grande partie des dossiers. La commission n’a prononcé aucune déclaration pour la Charente-Maritime depuis 2022. À la sortie de la réunion publique, l’habitante de Chermignac est désemparée. « Je viens d’apprendre que les assurances ne prennent en compte que les fissures apparues après la déclaration de catastrophe naturelle. Donc là, je ne sais pas comment il faut faire. »

Un combat de longue haleine

Au total, une trentaine de nouveaux sinistrés se sont présentés à la réunion publique. Les effectifs de l’Association des Sinistrés de la Sécheresse sur les Propriétés Bâties de la Charente-Maritime, qui comptait 600 adhérents avant la réunion, ne cessent d’augmenter. « Le gonflement de l’argile est un gros problème dans notre département », constate Patrick Galochet, conseiller technique au sein de l’association des sinistrés de la Charente-Maritime.

L’association aide les sinistrés à engager une procédure amiable avec leur assureur, à partir d’expertises de la maison. « Dans 80 % des cas, on parvient à faire jouer l’assurance par cette voie amiable », indique Patrick Galochet. Quand ça ne suffit pas, l’association soutient ses membres dans une action judiciaire. Dans ce cas-là, plus que jamais, il faut s’armer de patience. « Même quand il est relativement rapide, le processus d’indemnisation par la voie judiciaire dure plusieurs années, et il coûte cher. » Pour avancer les honoraires d’avocat, l’association estime qu’il est nécessaire d’engager entre 10 000 et 15 000 euros.

Au niveau national, les services de l’État estiment que plus de 10 millions de maisons individuelles sont concernées par le risque de gonflement de l’argile, ce qui les incite à financer des mesures de prévention.


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